Si
vous envisagez de vous autoéditer, sachez que ce
n’est pas une solution facile. Il
faut vraiment être sûr de votre livre :
que l’histoire soit haletante, les personnages attachants, le
style
parfaitement corrigé, et surtout, il faut que vous n’ayez
aucun doute sur
quelque aspect que ce soit de l’ouvrage.
Faites-le
lire impérativement par des gens qui ne vous connaissent pas
et/ou qui n’auront
aucun scrupule à vous dire que c’est mauvais si ça
l’est. Parce que si ce n’est
pas bon, vous pourriez perdre beaucoup d’argent.
La
mise en page
de votre manuscrit :
Cette
partie de la fabrication du livre est très onéreuse
puisqu’elle monopolise
quelqu’un pendant des heures. Mieux vaut donc le faire
vous-même sur votre
document Word, si vous êtes à l’aise avec cet outil.
(Je ne suis pas une flèche
en informatique et j’ai réussi à le faire.
C’est dire combien c’est facile).
La
règle générale pour la tabulation est 0,5cm
(c'est-à-dire que chaque paragraphe
que vous ouvrez se trouve à 0,5cm de la marge).
Les
dialogues s’ouvrent par un long tiret (allez dans
« insertion » sur
Word, puis « caractères
spéciaux »).
Les
guillemets sont «… » à
l’extérieur d’un dialogue, et “…”
à l’intérieur.
Regardez
comment est fait un livre et reproduisez le même format.
C’est assez simple
mais cela prend du temps.
Le
texte :
Vérifiez
l’orthographe et la grammaire avec
le
correcteur sur Word.
Si
vous avez un ami ou un membre de votre famille qui est un crac en
français,
demandez-lui de le corriger (payez-lui un resto quand c’est
fini !).
Je
vous conseille toutefois de prendre un correcteur professionnel car
c’est un
vrai métier. Je peux vous donner des contacts. Il faut bien
compter entre 600
et 750 euros pour un roman de 300 pages. Eh oui, ça prend du
temps ! Vous
pouvez trouver des services moins chers, mais la qualité ne sera
pas la même –
j’en ai fait la douloureuse expérience.
La
couverture :
Si
vous connaissez un pro de Photoshop, c’est assez simple de
fabriquer une
couverture. Méfiez-vous des droits d’auteur si vous
utilisez des photos. Il
existe des sites où vous pouvez en télécharger
sans copyright, faites une
recherche Google.
Si
vous choisissez un professionnel, vous devrez compter entre 200€
et 500€ pour
la fabrication de la couverture. Tout dépend de ce que vous
voulez et si cela
peut être fait rapidement ou pas. Rappelez-vous que si vous
n’avez pas bien
expliqué ce que vous désirez, alors l’artiste
passera plus de temps et cela
vous reviendra plus cher.
N’hésitez
pas à dessiner grossièrement ce que vous voulez (si vous
avez une idée). Cela
vous fera gagner du temps et de l’argent. Je peux vous
recommander la
talentueuse artiste avec qui je travaille, Amandine Corgier-Perretant
(http://www.ladydine-creation.com/).
Pour
la typographie du titre, vous avez plein de sites sur internet qui
offre des
téléchargements gratuits, tel www.1001freefonts.com
etc.
Le
format du livre :
Choisissez
un format standard si possible (regardez les formats des livres dans
les
librairies), cela sera moins cher à imprimer.
Le
numéro
ISBN :
Ce
numéro est l’identification de votre livre, qui sert
notamment à créer le code
barre. Cela veut dire « International
Standard Book Number ». Vous pouvez l’obtenir
auprès de l’agence ISBN
de votre pays. En France, c’est l’AFNIL qui s’en charge.
C’est gratuit.
La
protection de
votre œuvre :
Vous
pouvez vous envoyer le manuscrit dans une enveloppe scellée, en
accusé de
réception, ou bien le faire via la SACD,
la société des auteurs et compositeurs d’art.
L’impression :
Je
vous conseille, si vous le pouvez financièrement,
d’imprimer 1000 exemplaires
d’un coup en offset. C’est moins cher que le numérique
(qui est
plutôt l’impression choisie pour les petits tirages). Le
coût pour un roman
peut alors être de moins de 3€.
Je
vous recommande aussi de prendre un papier 70 ou 80g pour les pages
intérieures, si c’est un roman. Pour la couverture,
choisissez du papier 300g,
voire 350gsm. Les couvertures en papier 250g gondolent avec
l’humidité. Un
détail important à prendre en compte.
Pour
l’imprimeur, il faut que le texte soit fourni en format PDF (donc
non
modifiable, prêt à imprimer) avec les marques de coupe.
Pareil pour la
couverture. Pour ceci, vous avez besoin d’un infographiste, qui
sait utiliser
Adobe InDesign ou Quarks Express. Cela vous coûtera environ 120
Euros pour un
livre de 300 pages. Si vous avez besoin d’un contact, je peux
vous fournir le
mien.
En
général, le code barre est imprimé sur le livre
par l’imprimeur qui détient un
logiciel pour convertir le numéro ISBN.
Mon
imprimeur, Beamreach Printing (en
Angleterre), est excellent, soucieux de l’environnement, et
surtout compétitif.
Le
dépôt
légal :
Le
dépôt se fait dans le pays où est basée la
maison d’édition ou le pays où
réside l’auteur autoédité.
Ma
société est basée en Angleterre et donc le
dépôt se fait à Londres, bien que le
livre soit en français. Petit inconvénient : le
référencement sur Amazon
se fait bêtement en fonction de l’ISBN. Mes romans
apparaissaient donc en
« Langue anglaise » sur leur site. J’ai eu
beau appeler Amazon, rien
n’y fit pour le changer. L’ordinateur ne l’accepte
pas.
En
France, vous devez déposer votre livre à la
Bibliothèque Nationale de France (la
BNF).
C’est une simple formalité
qui ne coûte que l’envoi du/des livre(s).
Le
référencement :
C’est
un problème pour les auteurs autoédités. Electre.com
(la bible des
libraires français), par exemple, ne référence pas
les livres en autoédition, à
moins qu’ils ne soient imprimés à plus de 500
exemplaires.
Pour
la FNAC, pareil. Mais si vous
trouvez une FNAC près de chez vous qui veuille bien vous prendre
en dédicace,
dans ce cas c’est plus facile. En effet, il faut être
référencé chez eux pour
qu’ils puissent commander les livres. Avec l’appui du
magasin en question,
contactez le service référencement.
Faites
en sorte d’être également
référencé sur DILICOM
(http://dilicom-prod.centprod.com/connexion.html).
C’est l’autre
bible des libraires.
Quelques
sites
intéressants à consulter :
www.imprimermonlivre.com
www.editions-universelles.net
pour la charte de l’autoédition.
http://www.sne.fr/ :
le
syndicat national de l’édition